Bookbot

La peau à l'envers

Ocena książki

Parametry

Więcej o książce

" Le matin, avant d'ouvrir les yeux, elle me demandait si je l'aimais. Je ne lui répondais pas toujours mais je la prenais dans mes bras et je la serrais. Plus fort ne lui faisait jamais mal, plus fort n'était jamais assez. Le visage encore froissé de sommeil, elle murmurait de ces petits mots-là, et puis elle s'embrassait l'épaule avant de battre des mains en se répétant "Mon Dieu, que tu es belle !". Après, elle roulait hors du lit et la journée pouvait commencer. C'était une chambre sans espace et sans rien, un sous-les-toits d'où l'eau gouttait les jours de pluie, avec juste un matelas et une télé que je regardais la nuit, quand elle dormait. - Tu m'aimes ? Son regard bleu s'attarda sur moi et sa main me caressa le nez, la joue, avant de se poser sur un coin chiffonné de lit. J'avais envie de dire oui mais ça restait bloqué au fond de la gorge. J'esquissai un mouvement pour l'embrasser mais elle me repoussa. - Tu m'aimes ? Tu ne le demandas plus. Tu glissas le long de moi et tu restas ainsi en bois mort malgré ma main qui essayait de te réchauffer en te broyant la hanche. Le soir même nous allions nous séparer mais je ne le savais pas. "

Zakup książki

La peau à l'envers, Antoine Audouard

Język
Rok wydania
2003
Oprawa
(miękka)
Jak tylko się pojawi, wyślemy Ci wiadomość e-mail.

Metody płatności

3,9
Bardzo dobra
6 Ocena

Brakuje nam tutaj Twojej recenzji.

Tytuł
La peau à l'envers
Język
francuski
Wydawca
Gallimard
Rok wydania
2003
Oprawa
miękka
ISBN10
2070768678
ISBN13
9782070768677
Seria
Kategorie
Ocena
3,85 z 5
Opis
" Le matin, avant d'ouvrir les yeux, elle me demandait si je l'aimais. Je ne lui répondais pas toujours mais je la prenais dans mes bras et je la serrais. Plus fort ne lui faisait jamais mal, plus fort n'était jamais assez. Le visage encore froissé de sommeil, elle murmurait de ces petits mots-là, et puis elle s'embrassait l'épaule avant de battre des mains en se répétant "Mon Dieu, que tu es belle !". Après, elle roulait hors du lit et la journée pouvait commencer. C'était une chambre sans espace et sans rien, un sous-les-toits d'où l'eau gouttait les jours de pluie, avec juste un matelas et une télé que je regardais la nuit, quand elle dormait. - Tu m'aimes ? Son regard bleu s'attarda sur moi et sa main me caressa le nez, la joue, avant de se poser sur un coin chiffonné de lit. J'avais envie de dire oui mais ça restait bloqué au fond de la gorge. J'esquissai un mouvement pour l'embrasser mais elle me repoussa. - Tu m'aimes ? Tu ne le demandas plus. Tu glissas le long de moi et tu restas ainsi en bois mort malgré ma main qui essayait de te réchauffer en te broyant la hanche. Le soir même nous allions nous séparer mais je ne le savais pas. "