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Au feu du jour

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in12. Broché. 'Depuis que j'ai cessé de fumer, je flotte, je dérive, je ne sais où. Ah ! où est-il le temps où je pouvais m'accrocher pas à pas, minute après minute, à ma cigarette... Ma cigarette, mon radeau, ma rame. Oui, c'est ça... On la tirait doucement, régulièrement, comme on rame. On aspirait, on tirait, on tirait, bouffée après bouffée, la barque à bon port, ici, chez soi, maintenant, entre nous... J'entrais au bistrot, demandais un café noir, et savais alors qu'il était temps. Je m'adossais au comptoir, j'ouvrais mon sac, tirais lentement une cigarette du paquet et l'allumais, le regard vers la rue, les autos, les mouvements, les gens ; tout ce vacarme muet, pressé, toujours étrange. Et je tirais ma première bouffée. Et c'était comme si je voyais soudain ; ou comme si j'allais voir... Je ne sais pas si ce fut jamais l'aurore, ou seulement son désir éperdu. En tout cas, ce fut le plus beau. L'amour en sa première vague, illimité... Nostalgie d'une immense page blanche, d'un premier mot, d'une première encre. D'une première écriture, et qui serait de toute beauté. Intègre.'A.L

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Au feu du jour, Annie Leclerc

Język
Rok wydania
1979
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Au feu du jour
Język
francuski
Rok wydania
1979
Oprawa
miękka
Liczba stron
125
ISBN10
2253027227
ISBN13
9782253027225
Seria
Kategorie
Ocena
5 z 5
Opis
in12. Broché. 'Depuis que j'ai cessé de fumer, je flotte, je dérive, je ne sais où. Ah ! où est-il le temps où je pouvais m'accrocher pas à pas, minute après minute, à ma cigarette... Ma cigarette, mon radeau, ma rame. Oui, c'est ça... On la tirait doucement, régulièrement, comme on rame. On aspirait, on tirait, on tirait, bouffée après bouffée, la barque à bon port, ici, chez soi, maintenant, entre nous... J'entrais au bistrot, demandais un café noir, et savais alors qu'il était temps. Je m'adossais au comptoir, j'ouvrais mon sac, tirais lentement une cigarette du paquet et l'allumais, le regard vers la rue, les autos, les mouvements, les gens ; tout ce vacarme muet, pressé, toujours étrange. Et je tirais ma première bouffée. Et c'était comme si je voyais soudain ; ou comme si j'allais voir... Je ne sais pas si ce fut jamais l'aurore, ou seulement son désir éperdu. En tout cas, ce fut le plus beau. L'amour en sa première vague, illimité... Nostalgie d'une immense page blanche, d'un premier mot, d'une première encre. D'une première écriture, et qui serait de toute beauté. Intègre.'A.L