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Tommaso et le photographe aveugle

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Tommaso Mulè, ex-journaliste devenu gardien d'un immeuble inachevé dont il occupe le sous-sol comme le personnage de Dostoïevski, assiste au meurtre de son ami Tirésias, aveugle et photographe, un des paradoxes qui constituent le cœur du livre. Plus encore que l'intrigue - une affaire triviale de mœurs et de corruption - compte dans ce roman le microcosme de l'immeuble, répertoire à la Pérec revu par une misanthropie non dénuée de tendresse. Si Tommaso et le photographe aveugle, paru quelques jours avant la mort de son auteur, ne se déroule pas en Sicile mais aux portes de Rome, Bufalino demeure profondément sicilien : dans un cadre faussement réaliste, il mêle en virtuose énigmes et pastiches pour créer un jeu baroque éblouissant. Le raffinement voluptueux de son écriture contraste en permanence avec le caractère sordide des situations. Souvent proche du rictus mais refusant le cynisme, il livre à son lecteur une détresse vraie et la crainte que la littérature ne soit que drogue face à la folle du monde.

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Tommaso et le photographe aveugle, Gesualdo Bufalino, Bernard Simeone

Język
Rok wydania
1998
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Tommaso et le photographe aveugle
Język
francuski
Wydawca
Verdier
Rok wydania
1998
Oprawa
miękka
Liczba stron
192
ISBN10
2864323044
ISBN13
9782864323044
Seria
Ocena
5 z 5
Opis
Tommaso Mulè, ex-journaliste devenu gardien d'un immeuble inachevé dont il occupe le sous-sol comme le personnage de Dostoïevski, assiste au meurtre de son ami Tirésias, aveugle et photographe, un des paradoxes qui constituent le cœur du livre. Plus encore que l'intrigue - une affaire triviale de mœurs et de corruption - compte dans ce roman le microcosme de l'immeuble, répertoire à la Pérec revu par une misanthropie non dénuée de tendresse. Si Tommaso et le photographe aveugle, paru quelques jours avant la mort de son auteur, ne se déroule pas en Sicile mais aux portes de Rome, Bufalino demeure profondément sicilien : dans un cadre faussement réaliste, il mêle en virtuose énigmes et pastiches pour créer un jeu baroque éblouissant. Le raffinement voluptueux de son écriture contraste en permanence avec le caractère sordide des situations. Souvent proche du rictus mais refusant le cynisme, il livre à son lecteur une détresse vraie et la crainte que la littérature ne soit que drogue face à la folle du monde.