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Petit traité de la joie

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  • 187 stron
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Notre propre vie ne nous est pas propre : elle s'est d'abord faite en nous. sans nous. Puis nient le jour avant appris à se posséder mieux. revient à chacun le pouvoir de refuser cette vie reçue passivement. N'est-ce pas là la liberté par excellence : dire non à ce qui s'impose sans se proposer ? Mais il est une autre liberté, plus généreuse. plus large et plus pleine de risques. dont ce Petit traité de la joie se fait l'éloge : consentir à la vie. ouvrir les bras à ce qui fut d'abord étranger. Non pas d'un oui du bout des lèvres : la question du consentement à l'existence est. selon le mot de Nietzsche, la question primordiale ". D'une telle question dépend notre façon d'accueillir le passé comme d'engager l'avenir. Elle exige donc. en guise de réponse. que nous offrions à l'existence un oui à la mesure de nos vies : ample comme le sont nos peines. surabondant à la mesure de nos joies. Alors, cherchant moins à conquérir qu'à recevoir ce qu'on a, la vie apparaîtra comme ce qu'elle est : un présent auquel on peut apprendre à être davantage présent.

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Petit traité de la joie, Martin Steffens

Język
Rok wydania
2011
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Petit traité de la joie
Język
francuski
Wydawca
Salvator
Rok wydania
2011
Oprawa
miękka
Liczba stron
187
ISBN10
2706707755
ISBN13
9782706707759
Seria
Opis
Notre propre vie ne nous est pas propre : elle s'est d'abord faite en nous. sans nous. Puis nient le jour avant appris à se posséder mieux. revient à chacun le pouvoir de refuser cette vie reçue passivement. N'est-ce pas là la liberté par excellence : dire non à ce qui s'impose sans se proposer ? Mais il est une autre liberté, plus généreuse. plus large et plus pleine de risques. dont ce Petit traité de la joie se fait l'éloge : consentir à la vie. ouvrir les bras à ce qui fut d'abord étranger. Non pas d'un oui du bout des lèvres : la question du consentement à l'existence est. selon le mot de Nietzsche, la question primordiale ". D'une telle question dépend notre façon d'accueillir le passé comme d'engager l'avenir. Elle exige donc. en guise de réponse. que nous offrions à l'existence un oui à la mesure de nos vies : ample comme le sont nos peines. surabondant à la mesure de nos joies. Alors, cherchant moins à conquérir qu'à recevoir ce qu'on a, la vie apparaîtra comme ce qu'elle est : un présent auquel on peut apprendre à être davantage présent.