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Nos médecins

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  • 348 stron
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Je plaiderai l’innocence. Réseau familial, hasard des études et de la vie : je n’ai jamais songé à devenir médecin. Ni regretté de ne pas l’être devenu, bien que ce soit là, manifestement, ce qu’on appelle un « beau métier ». J’ai été peu malade et bien soigné. On ne trouvera donc pas dans ce livre le fruit d’une vocation inassouvie ou l’exutoire d’une rancœur accumulée. Les chromos et le poujadisme me semblent également détestables. Je me suis intéressé aux médecins parce qu’ils sont intéressants : quiconque est curieux du social, des gens, trouvera en eux des interlocuteurs privilégiés. Ils sont une plaque sensible de l’existence commune. Ne déversons sur eux ce qui nous gêne, nous agresse, nous terrifie. Nous leur déléguons nos plaies et nos morts. Parlant d’eux-mêmes, ils parlent de nos secrets. Mon livre est un voyage, pas un essai. N’étant point médecin, je n’ai aucune prétention à juger la médecine. J’ai, au contraire, tenté de préserver en moi la force candide. Je me suis posé une question simple : quel est le métier de l’homme ou de la femme qui me soigne ? Comment vit-il ce métier, comment, comment ce métier façonne-t-il sa vie ? H. H.

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Nos médecins, Herve Hamon

Język
Rok wydania
1994
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Nos médecins
Język
francuski
Wydawca
Seuil
Rok wydania
1994
Oprawa
miękka
Liczba stron
348
ISBN10
2020159554
ISBN13
9782020159555
Seria
Opis
Je plaiderai l’innocence. Réseau familial, hasard des études et de la vie : je n’ai jamais songé à devenir médecin. Ni regretté de ne pas l’être devenu, bien que ce soit là, manifestement, ce qu’on appelle un « beau métier ». J’ai été peu malade et bien soigné. On ne trouvera donc pas dans ce livre le fruit d’une vocation inassouvie ou l’exutoire d’une rancœur accumulée. Les chromos et le poujadisme me semblent également détestables. Je me suis intéressé aux médecins parce qu’ils sont intéressants : quiconque est curieux du social, des gens, trouvera en eux des interlocuteurs privilégiés. Ils sont une plaque sensible de l’existence commune. Ne déversons sur eux ce qui nous gêne, nous agresse, nous terrifie. Nous leur déléguons nos plaies et nos morts. Parlant d’eux-mêmes, ils parlent de nos secrets. Mon livre est un voyage, pas un essai. N’étant point médecin, je n’ai aucune prétention à juger la médecine. J’ai, au contraire, tenté de préserver en moi la force candide. Je me suis posé une question simple : quel est le métier de l’homme ou de la femme qui me soigne ? Comment vit-il ce métier, comment, comment ce métier façonne-t-il sa vie ? H. H.