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Nietzsche et le bouddhisme

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Au début du XIXe siècle, l'Europe découvrit le bouddhisme, et bientôt les textes bouddhistes parurent mériter l'attention des philosophes, lesquels écrivirent et épiloguèrent sur le chemin bouddhique et son but ultime : le " nirvâna ". Mais comme ils échouèrent à s'en faire une idée positive - car le " nirvâna " suppose l'expérience " sui generis " de la vie allégée de toute souffrance -, ils l'interprètent comme néant. Le bouddhisme était un nihilisme. Ainsi le voient Hegel, Cousin, Renan, Schopenhauer, Gobineau, et Nietzsche avec eux. Mais tandis que les uns (les chrétiens) s'offusquent d'une sagesse d'anéantissement, que d'autres, tel Schopenhauer, y voient avec faveur la confirmation de leur pessimisme, Nietzsche lui oppose une sagesse néo-païenne, dite " tragique ". Si " tout est souffrance ", comme le veut Bouddha, nier la souffrance, c'est nier la vie : la sagesse tragique implique la " volonté de souffrir ", non, certes, que souffrir soit bon en soi, mais, parce que, sans la souffrance, rien de grand ne se fait.

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Nietzsche et le bouddhisme, Marcel Conche

Język
Rok wydania
2009
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Nietzsche et le bouddhisme
Język
francuski
Rok wydania
2009
Oprawa
miękka
Liczba stron
64
ISBN10
2350880141
ISBN13
9782350880143
Seria
Tagi
Opis
Au début du XIXe siècle, l'Europe découvrit le bouddhisme, et bientôt les textes bouddhistes parurent mériter l'attention des philosophes, lesquels écrivirent et épiloguèrent sur le chemin bouddhique et son but ultime : le " nirvâna ". Mais comme ils échouèrent à s'en faire une idée positive - car le " nirvâna " suppose l'expérience " sui generis " de la vie allégée de toute souffrance -, ils l'interprètent comme néant. Le bouddhisme était un nihilisme. Ainsi le voient Hegel, Cousin, Renan, Schopenhauer, Gobineau, et Nietzsche avec eux. Mais tandis que les uns (les chrétiens) s'offusquent d'une sagesse d'anéantissement, que d'autres, tel Schopenhauer, y voient avec faveur la confirmation de leur pessimisme, Nietzsche lui oppose une sagesse néo-païenne, dite " tragique ". Si " tout est souffrance ", comme le veut Bouddha, nier la souffrance, c'est nier la vie : la sagesse tragique implique la " volonté de souffrir ", non, certes, que souffrir soit bon en soi, mais, parce que, sans la souffrance, rien de grand ne se fait.