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La vie tranquille

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Francine Veyrenattes nous raconte – ou se remémore – comment son frère Nicolas se bat à mort avec son oncle Jérôme ; quelle garde discrète et sûre la famille monte autour de l’agonisant ; comment la liberté que Nicolas s’est ainsi conquise le conduit à l’amour, puis à la mort. Dans le même temps, Francine est aussi conduite à l’amour, et les parents à la folie. L’impassibilité de la narratrice rend un son vite étrange. Que l’indifférence soit à ce point nécessaire, qu’elle suive si évidemment le fond des choses la rend furieuse, inconsolable. Indifférente, elle est en fait le seul moteur du drame. Elle seule l’a voulu, suscité. Elle l’ignore elle-même. Elle en prend une conscience de plus en plus nette à mesure qu’elle raconte. Cette découverte devient même le sujet véritable du livre – qui est l’épuration progressive d’une âme – et son principal attrait. On se promet : « On l’aura la vie tranquille. » Du sein d’une grande fatigue, on veut bien enfin se laisser aimer, et aimer. Et faire des enfants. Cette vie est sincère. Ces enfants seront posthumes. On veut bien du bonheur. C’est qu’on est simple enfin. C’est qu’on est morte enfin. C’est qu’on peut enfin vivre « pareille à tous, la plus à plaindre, pareille à tous ».

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La vie tranquille, Marguerite Duras

Język
Rok wydania
2003
Oprawa
(miękka)
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3,7
Bardzo dobra
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Tytuł
La vie tranquille
Język
francuski
Wydawca
Folio
Rok wydania
2003
Oprawa
miękka
Liczba stron
222
ISBN10
207037341X
ISBN13
9782070373413
Seria
Ocena
3,7 z 5
Opis
Francine Veyrenattes nous raconte – ou se remémore – comment son frère Nicolas se bat à mort avec son oncle Jérôme ; quelle garde discrète et sûre la famille monte autour de l’agonisant ; comment la liberté que Nicolas s’est ainsi conquise le conduit à l’amour, puis à la mort. Dans le même temps, Francine est aussi conduite à l’amour, et les parents à la folie. L’impassibilité de la narratrice rend un son vite étrange. Que l’indifférence soit à ce point nécessaire, qu’elle suive si évidemment le fond des choses la rend furieuse, inconsolable. Indifférente, elle est en fait le seul moteur du drame. Elle seule l’a voulu, suscité. Elle l’ignore elle-même. Elle en prend une conscience de plus en plus nette à mesure qu’elle raconte. Cette découverte devient même le sujet véritable du livre – qui est l’épuration progressive d’une âme – et son principal attrait. On se promet : « On l’aura la vie tranquille. » Du sein d’une grande fatigue, on veut bien enfin se laisser aimer, et aimer. Et faire des enfants. Cette vie est sincère. Ces enfants seront posthumes. On veut bien du bonheur. C’est qu’on est simple enfin. C’est qu’on est morte enfin. C’est qu’on peut enfin vivre « pareille à tous, la plus à plaindre, pareille à tous ».