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Le nouvel État industriel

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Publié en 1967, cet ouvrage est devenu un classique. Il a bousculé les idées reçues en montrant, par une analyse du système économique américain, qu'un ensemble quasi omnipotent de grandes sociétés anonymes conditionne désormais le comportement du consommateur et impose largement sa loi à la puissance publique. La "techno-structure", sorte d'autorité collégiale dont les motivations et les objectifs n'ont qu'un lointain rapport avec ceux des actionnaires et des managers d'hier, mène une série d'actions stratégiques (planification, maîtrise des prix, publicité) dont la fin n'est plus la maximisation du profit, mais la croissance pour la croissance. Cette hégémonie a ses dangers (l'un d'eux est la course aux armements). L'économiste se fait donc philosophe et moraliste et appelle à la constitution de "pouvoirs compensateurs" : la collectivité scientifique et enseignante peut en être un. L'auteur considère comme définitive la troisième édition que voici. Il y riposte à ses critiques, notamment sur la prétendue souveraineté du consommateur, sur le profit maximum, sur le rôle du capitaliste et celui du bureaucrate. Il précise sa pensée sur les deux modes de planification : celui qui répond au marché, celui qui remplace le marché. Il constate aussi deux changements importants : l'épanouissement des conglomérats d'entreprises de second rang, pris en charge par la technostructure, et leur fonctionnement au détriment du profit.

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Le nouvel État industriel, John Kenneth Galbraith

Język
Rok wydania
1989
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Le nouvel État industriel
Język
francuski
Rok wydania
1989
Oprawa
miękka
Liczba stron
473
ISBN10
2070715280
ISBN13
9782070715282
Seria
Ocena
3,9 z 5
Opis
Publié en 1967, cet ouvrage est devenu un classique. Il a bousculé les idées reçues en montrant, par une analyse du système économique américain, qu'un ensemble quasi omnipotent de grandes sociétés anonymes conditionne désormais le comportement du consommateur et impose largement sa loi à la puissance publique. La "techno-structure", sorte d'autorité collégiale dont les motivations et les objectifs n'ont qu'un lointain rapport avec ceux des actionnaires et des managers d'hier, mène une série d'actions stratégiques (planification, maîtrise des prix, publicité) dont la fin n'est plus la maximisation du profit, mais la croissance pour la croissance. Cette hégémonie a ses dangers (l'un d'eux est la course aux armements). L'économiste se fait donc philosophe et moraliste et appelle à la constitution de "pouvoirs compensateurs" : la collectivité scientifique et enseignante peut en être un. L'auteur considère comme définitive la troisième édition que voici. Il y riposte à ses critiques, notamment sur la prétendue souveraineté du consommateur, sur le profit maximum, sur le rôle du capitaliste et celui du bureaucrate. Il précise sa pensée sur les deux modes de planification : celui qui répond au marché, celui qui remplace le marché. Il constate aussi deux changements importants : l'épanouissement des conglomérats d'entreprises de second rang, pris en charge par la technostructure, et leur fonctionnement au détriment du profit.