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Des Journées entières dans les arbres

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Les vrais enfants sont ceux qui ont passé leur enfance dans les arbres à dénicher des nids, et perdu leur vie. Les mères, en effet, préfèrent aux autres ces éternels enfants là. Et l'amour qu'elles leur portent, non seulement survit, mais s'enfle de leur vieillesse, de la déchéance de leur raison, de la magnificence toujours plus grande de leur immoralité. Tel est le sujet des journées entières dans les arbres...---(...) En creusant, jusqu’à la nausée, sa propre origine, en faisant tomber lesécrans de sa propre enfance, Marguerite Duras nous remet peut-être ainsi face ànos démons à nous, lecteur, spectateur, qui n’avons pas pour autant – ou pasnécessairement – eu de mère possessive, ni d’enfance blessée, dans une Francecoloniale à l’atmosphère pesante. Car dans Des journées entières dans lesarbres, créé en 1965, l’écrivain renoue clairement avec le fil autobiographiquequ’Un barrage contre le Pacifique avait, dès 1950 , commencé à dérouler, etqu’elle ne cessera de reprendre jusqu’à L’Amant de la Chine du Nord (1991). Lapièce proprement dite est tirée de la nouvelle du même nom, parue en 1954, quidonnait elle-même son titre à un recueil comprenant trois autres textes (Le Boa,Madame Dodin, Les Chantiers), où l’on retrouvait sans peine nombre d’élémentspersonnels que l’auteur retravaille dans ses textes suivants (...).

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Des Journées entières dans les arbres, Marguerite Duras

Język
Rok wydania
1997
Oprawa
(miękka)
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3,4
Dobra
138 Ocena

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Tytuł
Des Journées entières dans les arbres
Język
francuski
Wydawca
Gallimard
Rok wydania
1997
Oprawa
miękka
ISBN10
2070403122
ISBN13
9782070403127
Seria
Kategorie
Oryginalna nazwa
Des journées entières dans les arbres
Ocena
3,35 z 5
Opis
Les vrais enfants sont ceux qui ont passé leur enfance dans les arbres à dénicher des nids, et perdu leur vie. Les mères, en effet, préfèrent aux autres ces éternels enfants là. Et l'amour qu'elles leur portent, non seulement survit, mais s'enfle de leur vieillesse, de la déchéance de leur raison, de la magnificence toujours plus grande de leur immoralité. Tel est le sujet des journées entières dans les arbres...---(...) En creusant, jusqu’à la nausée, sa propre origine, en faisant tomber lesécrans de sa propre enfance, Marguerite Duras nous remet peut-être ainsi face ànos démons à nous, lecteur, spectateur, qui n’avons pas pour autant – ou pasnécessairement – eu de mère possessive, ni d’enfance blessée, dans une Francecoloniale à l’atmosphère pesante. Car dans Des journées entières dans lesarbres, créé en 1965, l’écrivain renoue clairement avec le fil autobiographiquequ’Un barrage contre le Pacifique avait, dès 1950 , commencé à dérouler, etqu’elle ne cessera de reprendre jusqu’à L’Amant de la Chine du Nord (1991). Lapièce proprement dite est tirée de la nouvelle du même nom, parue en 1954, quidonnait elle-même son titre à un recueil comprenant trois autres textes (Le Boa,Madame Dodin, Les Chantiers), où l’on retrouvait sans peine nombre d’élémentspersonnels que l’auteur retravaille dans ses textes suivants (...).