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La transparence du mal

Essai sur les phénomènes extrêmes

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« L’énergie de la part maudite, la violence de la part maudite, c’est celle du principe du mal. Sous la transparence du consensus, l’opacité du mal, sa ténacité, son obsession, son irréductibilité, son énergie inverse partout à l’œuvre dans le dérèglement des choses, dans la viralité, dans l’accélération, dans l’emballement des effets, dans l’outre-passement des causes, dans l’excès et le paradoxe, dans l’étrangeté radicale, dans les attracteurs étranges, dans les enchaînements inarticulés. Le principe du mal n’est pas moral, c’est un principe de déséquilibre et de vertige, un principe de complexité et d’étrangeté, un principe de séduction, un principe d’incompatibilité, d’antagonisme et d’irréductibilité. Ce n’est pas un principe de mort, au contraire, c’est un principe vital de déliaison. Toute tentative de rachat de la part maudite, de rachat du principe du mal, ne peut qu’instaurer de nouveaux paradis artificiels. Les paradis artificiels du consensus qui, eux, sont un véritable principe de mort. Analyser les systèmes contemporains dans leur forme catastrophique, dans leurs échecs, dans leurs apories, mais aussi dans la façon dont ils réussissent trop bien et se perdent dans le délire de leur propre fonctionnement, c’est faire ressurgir partout le théorème et l’équation de la part maudite, c’est vérifier partout sa puissance symbolique indestructible. » J. B.

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La transparence du mal, Jean Baudrillard

Język
Rok wydania
1990
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
La transparence du mal
Podtytuł
Essai sur les phénomènes extrêmes
Język
francuski
Wydawca
Galilée
Rok wydania
1990
Oprawa
miękka
Liczba stron
208
ISBN10
2718603631
ISBN13
9782718603636
Seria
Oryginalna nazwa
La transparence du mal
Ocena
3,95 z 5
Opis
« L’énergie de la part maudite, la violence de la part maudite, c’est celle du principe du mal. Sous la transparence du consensus, l’opacité du mal, sa ténacité, son obsession, son irréductibilité, son énergie inverse partout à l’œuvre dans le dérèglement des choses, dans la viralité, dans l’accélération, dans l’emballement des effets, dans l’outre-passement des causes, dans l’excès et le paradoxe, dans l’étrangeté radicale, dans les attracteurs étranges, dans les enchaînements inarticulés. Le principe du mal n’est pas moral, c’est un principe de déséquilibre et de vertige, un principe de complexité et d’étrangeté, un principe de séduction, un principe d’incompatibilité, d’antagonisme et d’irréductibilité. Ce n’est pas un principe de mort, au contraire, c’est un principe vital de déliaison. Toute tentative de rachat de la part maudite, de rachat du principe du mal, ne peut qu’instaurer de nouveaux paradis artificiels. Les paradis artificiels du consensus qui, eux, sont un véritable principe de mort. Analyser les systèmes contemporains dans leur forme catastrophique, dans leurs échecs, dans leurs apories, mais aussi dans la façon dont ils réussissent trop bien et se perdent dans le délire de leur propre fonctionnement, c’est faire ressurgir partout le théorème et l’équation de la part maudite, c’est vérifier partout sa puissance symbolique indestructible. » J. B.