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Lettres à sa voisine - Texte établi et annoté par Estelle Gaudry et Jean-Yves Tadié - Avant-propos de Jean-Yves Tadié

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C’est un vrai petit roman, fondé sur la découverte de vingt-trois lettres adressées à une dame, ainsi que trois à son mari, qui était la voisine de Marcel Proust au 102 boulevard Haussmann. Mme Marie Williams, épouse d’un dentiste américain, vivait au-dessus de Proust, ce qui a engendré de nombreux drames pour ce phobique du bruit. Ce roman épistolaire met en lumière la rivalité stylistique entre les deux correspondants. Proust déploie tout son charme envers Mme Williams, révélant son humour, sa culture et son art du compliment. Il ressent pour elle une sympathie réelle, une amitié, et une forme d'affection, bien qu'il ne nous reste pas les lettres de Mme Williams. Les lettres abordent divers sujets : le bruit des travaux à l’étage supérieur qui perturbent Proust, la musique, car Mme Williams joue de la harpe, ainsi que des échanges sur des roses, tant naturelles que métaphoriques. Elles évoquent aussi la maladie et la solitude. Le ton est empreint d’amitié et d’intimité. Nous ne possédons pas les dernières lettres de Proust, qui auraient pu contenir des adieux touchants. Il quitte le boulevard Haussmann en même temps que Mme Williams, déménageant le 31 mai 1919, sans avoir jamais parlé d’elle à quiconque.

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Lettres à sa voisine - Texte établi et annoté par Estelle Gaudry et Jean-Yves Tadié - Avant-propos de Jean-Yves Tadié, Marcel Proust, Estelle Gaudry, Jean-Yves Tadié

Język
Rok wydania
2013
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Lettres à sa voisine - Texte établi et annoté par Estelle Gaudry et Jean-Yves Tadié - Avant-propos de Jean-Yves Tadié
Język
francuski
Wydawca
Gallimard
Rok wydania
2013
Oprawa
miękka
Liczba stron
88
ISBN10
2070142248
ISBN13
9782070142248
Seria
Ocena
4 z 5
Opis
C’est un vrai petit roman, fondé sur la découverte de vingt-trois lettres adressées à une dame, ainsi que trois à son mari, qui était la voisine de Marcel Proust au 102 boulevard Haussmann. Mme Marie Williams, épouse d’un dentiste américain, vivait au-dessus de Proust, ce qui a engendré de nombreux drames pour ce phobique du bruit. Ce roman épistolaire met en lumière la rivalité stylistique entre les deux correspondants. Proust déploie tout son charme envers Mme Williams, révélant son humour, sa culture et son art du compliment. Il ressent pour elle une sympathie réelle, une amitié, et une forme d'affection, bien qu'il ne nous reste pas les lettres de Mme Williams. Les lettres abordent divers sujets : le bruit des travaux à l’étage supérieur qui perturbent Proust, la musique, car Mme Williams joue de la harpe, ainsi que des échanges sur des roses, tant naturelles que métaphoriques. Elles évoquent aussi la maladie et la solitude. Le ton est empreint d’amitié et d’intimité. Nous ne possédons pas les dernières lettres de Proust, qui auraient pu contenir des adieux touchants. Il quitte le boulevard Haussmann en même temps que Mme Williams, déménageant le 31 mai 1919, sans avoir jamais parlé d’elle à quiconque.