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Réfugiés et sans-papiers

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L'article 20 de la Constitution de 1793, qui stipule que le peuple français " donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté ", marque le point de départ de la conception moderne du droit d'asile. Mais l'auteur montre comment sa mise en œuvre a été le résultat d'un compromis entre les porte-parole d'une définition abstraite, universelle, et, les tenants d'une limitation de la générosité publique, d'un repli sur l'identité nationale. Ce livre éclaire ainsi les sources des contradictions actuelles. Les demandeurs d'asile n'ont jamais été aussi nombreux qu'aujourd'hui. Venus pour la grande majorité des pays pauvres, ils doivent produire les preuves des persécutions qu'ils ont subies, le plus souvent impossibles à fournir. Peut-on alors invoquer les droits de l'homme pour poursuivre une politique fondée sur l'hypocrisie d'Etat sans aggraver encore le discrédit dont souffrent les idéaux démocratiques ?

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Réfugiés et sans-papiers, Gérard Noiriel

Język
Rok wydania
2010
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Réfugiés et sans-papiers
Język
francuski
Rok wydania
2010
Oprawa
miękka
Liczba stron
355
ISBN10
2012793126
ISBN13
9782012793125
Seria
Kategorie
Opis
L'article 20 de la Constitution de 1793, qui stipule que le peuple français " donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté ", marque le point de départ de la conception moderne du droit d'asile. Mais l'auteur montre comment sa mise en œuvre a été le résultat d'un compromis entre les porte-parole d'une définition abstraite, universelle, et, les tenants d'une limitation de la générosité publique, d'un repli sur l'identité nationale. Ce livre éclaire ainsi les sources des contradictions actuelles. Les demandeurs d'asile n'ont jamais été aussi nombreux qu'aujourd'hui. Venus pour la grande majorité des pays pauvres, ils doivent produire les preuves des persécutions qu'ils ont subies, le plus souvent impossibles à fournir. Peut-on alors invoquer les droits de l'homme pour poursuivre une politique fondée sur l'hypocrisie d'Etat sans aggraver encore le discrédit dont souffrent les idéaux démocratiques ?