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L'Europe, l'Etat et la démocratie : le souverain apprivoisé

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L'Europe ne laisse pas indifférent. Elle fascine les uns, qui y voient une manière de libérer les sociétés civiles du poids de l'Etat, de faire du droit, de l'expertise, des intérêts privés les piliers d'une nouvelle " gouvernance ", plus souple et plus efficace. Elle inquiète les autres, qui craignent qu'en elle se diluent les Etats et la démocratie. Ces sentiments contrastés méritent d'être pris au sérieux. Les transformations qui s'opèrent au fil de la construction européenne affectent en effet le sens même de la politique, telle qu'elle est comprise en Europe depuis des siècles. Le souverain d'antan est inséré dans un maillage de valeurs, de normes, d'institutions et de procédures qui changent profondément sa signification. L'Etat y gagne, paradoxalement, en puissance. Le " contrat fédéral " tacitement passé entre les peuples a substitué une liberté civilisée à l'illusion de l'indépendance absolue. La démocratie, en revanche, peine à s'adapter à ce cadre nouveau. Les nombreux contre-pouvoirs que les gouvernements ont érigés pour se prémunir d'eux-mêmes restent peu soumis au contrôle des peuples. Ils obscurcissent le jeu du pouvoir, toujours plus anonyme. Et remettent au goût du jour une antique question : Qui gardera les gardiens ?

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L'Europe, l'Etat et la démocratie : le souverain apprivoisé, Paul Magnette

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Rok wydania
2000
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(miękka)
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Tytuł
L'Europe, l'Etat et la démocratie : le souverain apprivoisé
Język
francuski
Rok wydania
2000
Oprawa
miękka
ISBN10
2870278144
ISBN13
9782870278147
Seria
Opis
L'Europe ne laisse pas indifférent. Elle fascine les uns, qui y voient une manière de libérer les sociétés civiles du poids de l'Etat, de faire du droit, de l'expertise, des intérêts privés les piliers d'une nouvelle " gouvernance ", plus souple et plus efficace. Elle inquiète les autres, qui craignent qu'en elle se diluent les Etats et la démocratie. Ces sentiments contrastés méritent d'être pris au sérieux. Les transformations qui s'opèrent au fil de la construction européenne affectent en effet le sens même de la politique, telle qu'elle est comprise en Europe depuis des siècles. Le souverain d'antan est inséré dans un maillage de valeurs, de normes, d'institutions et de procédures qui changent profondément sa signification. L'Etat y gagne, paradoxalement, en puissance. Le " contrat fédéral " tacitement passé entre les peuples a substitué une liberté civilisée à l'illusion de l'indépendance absolue. La démocratie, en revanche, peine à s'adapter à ce cadre nouveau. Les nombreux contre-pouvoirs que les gouvernements ont érigés pour se prémunir d'eux-mêmes restent peu soumis au contrôle des peuples. Ils obscurcissent le jeu du pouvoir, toujours plus anonyme. Et remettent au goût du jour une antique question : Qui gardera les gardiens ?