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Les métamorphoses de la question sociale

une chronique du salariat

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  • 813 stron
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C'est l'émergence d'une société salariale qui a engendré la civilisation du travail. En son sein, la position sociale de l'individu dépend de l'emploi qu'il occupe et sa protection sociale est subordonnée à son statut de salarié. À l'âge moderne, la précarité économique engendre la vulnérabilité sociale et l'érosion des systèmes de protection. Or, cette incertitude des statuts (chômeurs de longue durée, allocataires de revenu minimum, etc.) ne crée pas seulement des exclus, mais fragilise le lien social et fait perdre à l'État son pouvoir d'intégration à mesure que la condition salariale se délite. Après avoir décrit la lente mise en place de la dépendance salariale, puis sa remise en cause sous la pression de l'économie de marché, l'auteur montre que seul l'État est encore capable d'imposer un minimum de protection sociale pour limiter les effets d'un individualisme négatif qui n'a libéré le travailleur de ses anciennes dépendances que pour l'abandonner à l'aléatoire de la recherche d'un emploi et de la quête de sa subsistance. --Madeleine Sorel

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Les métamorphoses de la question sociale, Robert Castel

Język
Rok wydania
2001
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Les métamorphoses de la question sociale
Podtytuł
une chronique du salariat
Język
francuski
Wydawca
Gallimard
Rok wydania
2001
Oprawa
miękka
Liczba stron
813
ISBN10
2070409945
ISBN13
9782070409945
Seria
Kategorie
Opis
C'est l'émergence d'une société salariale qui a engendré la civilisation du travail. En son sein, la position sociale de l'individu dépend de l'emploi qu'il occupe et sa protection sociale est subordonnée à son statut de salarié. À l'âge moderne, la précarité économique engendre la vulnérabilité sociale et l'érosion des systèmes de protection. Or, cette incertitude des statuts (chômeurs de longue durée, allocataires de revenu minimum, etc.) ne crée pas seulement des exclus, mais fragilise le lien social et fait perdre à l'État son pouvoir d'intégration à mesure que la condition salariale se délite. Après avoir décrit la lente mise en place de la dépendance salariale, puis sa remise en cause sous la pression de l'économie de marché, l'auteur montre que seul l'État est encore capable d'imposer un minimum de protection sociale pour limiter les effets d'un individualisme négatif qui n'a libéré le travailleur de ses anciennes dépendances que pour l'abandonner à l'aléatoire de la recherche d'un emploi et de la quête de sa subsistance. --Madeleine Sorel