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L´Almanach Pierre Bellemare 2006-2007

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Je plaiderai l’innocence. Réseau familial, hasard des études et de la vie : je n’ai jamais songé à devenir médecin. Ni regretté de ne pas l’être devenu, bien que ce soit là, manifestement, ce qu’on appelle un « beau métier ». J’ai été peu malade et bien soigné. On ne trouvera donc pas dans ce livre le fruit d’une vocation inassouvie ou l’exutoire d’une rancœur accumulée. Je me suis intéressé aux médecins parce qu’ils sont intéressants : quiconque est curieux du social, des gens, trouvera en eux des interlocuteurs privilégiés. Ils sont une plaque sensible de l’existence commune. Ne déversons sur eux ce qui nous gêne, nous agresse, nous terrifie. Nous leur déléguons nos plaies et nos morts. Parlant d’eux-mêmes, ils parlent de nos secrets. Mon livre est un voyage, pas un essai. N’étant point médecin, je n’ai aucune prétention à juger la médecine. J’ai, au contraire, tenté de préserver en moi la force candide. Je me suis posé une question simple : quel est le métier de l’homme ou de la femme qui me soigne ? Comment vit-il ce métier, comment ce métier façonne-t-il sa vie ? H. H.

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L´Almanach Pierre Bellemare 2006-2007, kolektiv

Język
Rok wydania
2007
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
L´Almanach Pierre Bellemare 2006-2007
Język
francuski
Autorzy
kolektiv
Wydawca
Benaroch
Rok wydania
2007
Oprawa
miękka
ISBN10
2286014922
ISBN13
9782286014926
Seria
Opis
Je plaiderai l’innocence. Réseau familial, hasard des études et de la vie : je n’ai jamais songé à devenir médecin. Ni regretté de ne pas l’être devenu, bien que ce soit là, manifestement, ce qu’on appelle un « beau métier ». J’ai été peu malade et bien soigné. On ne trouvera donc pas dans ce livre le fruit d’une vocation inassouvie ou l’exutoire d’une rancœur accumulée. Je me suis intéressé aux médecins parce qu’ils sont intéressants : quiconque est curieux du social, des gens, trouvera en eux des interlocuteurs privilégiés. Ils sont une plaque sensible de l’existence commune. Ne déversons sur eux ce qui nous gêne, nous agresse, nous terrifie. Nous leur déléguons nos plaies et nos morts. Parlant d’eux-mêmes, ils parlent de nos secrets. Mon livre est un voyage, pas un essai. N’étant point médecin, je n’ai aucune prétention à juger la médecine. J’ai, au contraire, tenté de préserver en moi la force candide. Je me suis posé une question simple : quel est le métier de l’homme ou de la femme qui me soigne ? Comment vit-il ce métier, comment ce métier façonne-t-il sa vie ? H. H.