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La terreur des droits de l'homme

Le républicanisme de Thomas Paine et le moment thermidorien

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En 1795, la Convention épurée de ses membres les plus radicaux, écarte désormais le suffrage universel dont elle est pourtant issue et cherche à confisquer la souveraineté afin de constituer la République sur une aristocratie du savoir et de la richesse. Au cours du moment thermidorien, les valeurs incarnées par Paine, auxquelles la Révolution française s'était identifiée depuis 1789, sont ainsi remises en cause par la Convention elle-même. Les principes du droit naturel – les droits de l'homme – ne sont en effet plus considérés comme les fondements de la liberté mais comme un arsenal pour les anarchistes et les niveleurs qui a produit la Terreur et la « tyrannie » de Robespierre. Paine nous met sur la piste d'un changement de paradigme : en 1795, la philosophie du droit naturel placée au cœur du processus révolutionnaire, s'efface pour laisser place à d'autres dispositifs sur lesquels constituer la légitimité politique. Pour ceux qui leurs sont alors hostiles, les droits de l'homme ne forment pas, comme nous avons appris à le croire, le catalogue de l'individualisme bourgeois. Incarnés par Robespierre, ils sont au contraire la terreur des possédants et pour cette raison rejetés par des figures tutélaires du libéralisme économique naissant, comme Jean-Baptiste Say ou Jeremy Bentham.

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La terreur des droits de l'homme, Yannick Bosc

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Rok wydania
2016
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
La terreur des droits de l'homme
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Le républicanisme de Thomas Paine et le moment thermidorien
Język
francuski
Rok wydania
2016
Oprawa
miękka
ISBN10
284174745X
ISBN13
9782841747450
Seria
Tagi
Opis
En 1795, la Convention épurée de ses membres les plus radicaux, écarte désormais le suffrage universel dont elle est pourtant issue et cherche à confisquer la souveraineté afin de constituer la République sur une aristocratie du savoir et de la richesse. Au cours du moment thermidorien, les valeurs incarnées par Paine, auxquelles la Révolution française s'était identifiée depuis 1789, sont ainsi remises en cause par la Convention elle-même. Les principes du droit naturel – les droits de l'homme – ne sont en effet plus considérés comme les fondements de la liberté mais comme un arsenal pour les anarchistes et les niveleurs qui a produit la Terreur et la « tyrannie » de Robespierre. Paine nous met sur la piste d'un changement de paradigme : en 1795, la philosophie du droit naturel placée au cœur du processus révolutionnaire, s'efface pour laisser place à d'autres dispositifs sur lesquels constituer la légitimité politique. Pour ceux qui leurs sont alors hostiles, les droits de l'homme ne forment pas, comme nous avons appris à le croire, le catalogue de l'individualisme bourgeois. Incarnés par Robespierre, ils sont au contraire la terreur des possédants et pour cette raison rejetés par des figures tutélaires du libéralisme économique naissant, comme Jean-Baptiste Say ou Jeremy Bentham.