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Le retour des ancêtres

les Indiens Urus de Bolivie, XXe-XVIe siècle : essai d'histoire régressive

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L'ambition de cette somme, longuement mûrie depuis La Vision des vaincus (1971), consiste à montrer à partir d'un minuscule échantillon indigène du haut plateau bolivien comment un vestige d'humanité en perdition a pu préserver son identité à travers les expériences qui l'ont décimé. Il s'agit des Chipayas, seuls survivants des Urus qui formaient avant la colonisation espagnole le quart de la population de l'Altiplano et qui étaient considérés comme particulièrement primitifs par rapport à leurs voisins, les Aymaras, qui pratiquaient l'agriculture et l'élevage quand les Urus ne vivaient encore que de chasse et de pêche. L'intérêt de cette vaste enquête dépasse de loin le cadre de la description anthropologique et structurale qui forme l'essentiel de la première partie. Son véritable objet est d'expliquer, par une remontée dans le temps, pourquoi et comment la singularité chipaya a résisté à un processus d'érosion, commencé dès avant l'arrivée des Espagnols, par le contact avec les Aymaras. On voit alors, par cette approche régressive jusqu'aux mythes urus, que cette identité, loin de n'être qu'une survivance fossile, est un produit de l'adaptation, la singularité de cette petite population devenant de plus en plus consciente, construite et revendiquée.

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Le retour des ancêtres, Nathan Wachtel

Język
Rok wydania
1990
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Le retour des ancêtres
Podtytuł
les Indiens Urus de Bolivie, XXe-XVIe siècle : essai d'histoire régressive
Język
francuski
Wydawca
Gallimard
Rok wydania
1990
Oprawa
miękka
Liczba stron
689
ISBN10
2070719642
ISBN13
9782070719648
Seria
Opis
L'ambition de cette somme, longuement mûrie depuis La Vision des vaincus (1971), consiste à montrer à partir d'un minuscule échantillon indigène du haut plateau bolivien comment un vestige d'humanité en perdition a pu préserver son identité à travers les expériences qui l'ont décimé. Il s'agit des Chipayas, seuls survivants des Urus qui formaient avant la colonisation espagnole le quart de la population de l'Altiplano et qui étaient considérés comme particulièrement primitifs par rapport à leurs voisins, les Aymaras, qui pratiquaient l'agriculture et l'élevage quand les Urus ne vivaient encore que de chasse et de pêche. L'intérêt de cette vaste enquête dépasse de loin le cadre de la description anthropologique et structurale qui forme l'essentiel de la première partie. Son véritable objet est d'expliquer, par une remontée dans le temps, pourquoi et comment la singularité chipaya a résisté à un processus d'érosion, commencé dès avant l'arrivée des Espagnols, par le contact avec les Aymaras. On voit alors, par cette approche régressive jusqu'aux mythes urus, que cette identité, loin de n'être qu'une survivance fossile, est un produit de l'adaptation, la singularité de cette petite population devenant de plus en plus consciente, construite et revendiquée.