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L'âme seule

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Ce que j’apprends de Daniel Cordier, c’est qu’un homme libre trouve naturel que tout le monde le soit. La preuve, il est venu me chercher. Jamais je ne retournerai à l’orphelinat. Sur les Champs-Elysées, parfois, je repère deux garçons en cavale, je les identifie à leurs épaules rentrées, à leurs yeux vifs et sournois guettant la tuile, la merde. Alors, je change de trottoir. Toujours ils resteront ce qu’ils sont, à chercher les coups et les caresses, sans rien au fond des yeux. Moi aussi, je resterai comme ça, mais ce sera mon secret. Matricule 764, Citoyen, Bâtard, l’Ame seule, Petit Frère, tous ces noms ont été ceux d’ Hervé Vilard : tel est le sort d’un enfant livré à l’Assistance publique. De placement en placement, il traverse trois France ; celle des paysans, celle des prêtres et celle des résistants. Sa place, bien sûr, il ne la trouve nulle part. Adolescent en cavale, il s’échappe du Berry pour le Pigalle des années soixante, il passe des travaux des champs aux vernissages de Klein, des centres de redressement à l’obscurité des Cinéacs, du Dépôt à un appartement pourri de chic, des bras de Fleur de Pâques aux déjeuners avec Malraux… Un jour, pourtant, il lui faudra surmonter cette vie d’arrachements. Se battre, chanter, avec la peur d’aimer. Et c’est ainsi qu’Hervé Vilard est grand !

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L'âme seule, Hervé Vilard

Język
Rok wydania
2006
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
L'âme seule
Język
francuski
Wydawca
Fayard
Rok wydania
2006
Oprawa
miękka
Liczba stron
408
ISBN10
221362500X
ISBN13
9782213625003
Seria
Ocena
5 z 5
Opis
Ce que j’apprends de Daniel Cordier, c’est qu’un homme libre trouve naturel que tout le monde le soit. La preuve, il est venu me chercher. Jamais je ne retournerai à l’orphelinat. Sur les Champs-Elysées, parfois, je repère deux garçons en cavale, je les identifie à leurs épaules rentrées, à leurs yeux vifs et sournois guettant la tuile, la merde. Alors, je change de trottoir. Toujours ils resteront ce qu’ils sont, à chercher les coups et les caresses, sans rien au fond des yeux. Moi aussi, je resterai comme ça, mais ce sera mon secret. Matricule 764, Citoyen, Bâtard, l’Ame seule, Petit Frère, tous ces noms ont été ceux d’ Hervé Vilard : tel est le sort d’un enfant livré à l’Assistance publique. De placement en placement, il traverse trois France ; celle des paysans, celle des prêtres et celle des résistants. Sa place, bien sûr, il ne la trouve nulle part. Adolescent en cavale, il s’échappe du Berry pour le Pigalle des années soixante, il passe des travaux des champs aux vernissages de Klein, des centres de redressement à l’obscurité des Cinéacs, du Dépôt à un appartement pourri de chic, des bras de Fleur de Pâques aux déjeuners avec Malraux… Un jour, pourtant, il lui faudra surmonter cette vie d’arrachements. Se battre, chanter, avec la peur d’aimer. Et c’est ainsi qu’Hervé Vilard est grand !