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Je suis le roi d'un désert

Roman

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  • 172 strony
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La nuit, il n'y a plus de troupeau. Il n'y a que des individus. La pression se relâche. Et je marche la nuit. Je marche dans Paris. Je me sens tellement dépouillé. Mon père vient de mourir. La fille que j'aime est prise. J'ai dix-sept ans et au lieu de m'amuser, je n'arrête pas de sentir des choses louches. Comme si quelqu'un me suivait. Un zombie. Et une odeur. Je n'arrête pas de penser à ce qui se passe dans un cercueil. Celui où repose mon père.J'attends que Zita m'appelle. Toutes les nuits, elle va danser. Elle prend des suppositoires et des comprimés. Je la trouve si belle. Même quand elle vomit. La vie est un bric-à-brac. Je pourrais faire la liste des images spéciales de cet été-là : un chien empaillé qu'un jeune homme à cheveux blancs tient en laisse. Un cimetière italien avec un orgue où les gaz des cadavres se changent en musique. Les suppositoires de ma bien-aimée. Un livre de médecine légale. La pipe de mon père, désormais inutile. Un chien vivant qui pousse des soupirs. Les fesses de Zita, tellement rondes et serrées. J'ai quand même vécu quelques belles nuits dans ce désordre. Parce que j'ai tout de même couché avec Zita. Mais la conséquence de nos étreintes, je ne l'ai découverte que quinze ans plus tard. Par hasard.

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Je suis le roi d'un désert, Jérôme d'Astier

Język
Rok wydania
2007
Oprawa
(miękka),
Stan książki
Dobry
Cena
1,43 zł

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Tytuł
Je suis le roi d'un désert
Podtytuł
Roman
Język
francuski
Rok wydania
2007
Oprawa
miękka
Liczba stron
172
ISBN10
2268060470
ISBN13
9782268060477
Seria
Opis
La nuit, il n'y a plus de troupeau. Il n'y a que des individus. La pression se relâche. Et je marche la nuit. Je marche dans Paris. Je me sens tellement dépouillé. Mon père vient de mourir. La fille que j'aime est prise. J'ai dix-sept ans et au lieu de m'amuser, je n'arrête pas de sentir des choses louches. Comme si quelqu'un me suivait. Un zombie. Et une odeur. Je n'arrête pas de penser à ce qui se passe dans un cercueil. Celui où repose mon père.J'attends que Zita m'appelle. Toutes les nuits, elle va danser. Elle prend des suppositoires et des comprimés. Je la trouve si belle. Même quand elle vomit. La vie est un bric-à-brac. Je pourrais faire la liste des images spéciales de cet été-là : un chien empaillé qu'un jeune homme à cheveux blancs tient en laisse. Un cimetière italien avec un orgue où les gaz des cadavres se changent en musique. Les suppositoires de ma bien-aimée. Un livre de médecine légale. La pipe de mon père, désormais inutile. Un chien vivant qui pousse des soupirs. Les fesses de Zita, tellement rondes et serrées. J'ai quand même vécu quelques belles nuits dans ce désordre. Parce que j'ai tout de même couché avec Zita. Mais la conséquence de nos étreintes, je ne l'ai découverte que quinze ans plus tard. Par hasard.