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Les Célibataires de l'Art

Pour une esthétique sans mythes

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  • 416 stron
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Nous vivons la fin d'un cycle séculaire : celui de la théorie spéculative de l'art. L'idée que l'art révèle des vérités transcendantes, inaccessibles aux activités intellectuelles profanes, n'est plus tenable. La crise des avant-gardes a redonné légitimité à l'attitude esthétique et au plaisir que peuvent offrir les œuvres, ainsi qu'à l'appréciation subjective. Cependant, ce retour ressemble à une restauration, et l'esthétique a ses propres mythes, notamment l'idée que la nature esthétique est une propriété des œuvres. En réalité, elle est une dimension de nos comportements envers les œuvres, événements ou objets sans qualité. L'affirmation, inspirée de Kant, selon laquelle notre relation à l'art nous transporte dans un état de vision transparente et de compréhension intuitive, est erronée. Jean-Marie Schaeffer remet l'esthétique à sa place : son véritable objet ne devrait pas être les théories, mais les conduites et les relations que nous entretenons avec le monde des œuvres. Dans ce cadre, la connaissance ordinaire devient source de plaisir, intégrant subjectivité, dispositions acquises, mémoire et sensations. Ainsi, nous pourrons nous éloigner de ceux qui préfèrent les plaisirs mondains de la conversation et du consensus esthétique à l'exploration minutieuse des enrichissements qu'une œuvre peut apporter à notre vie.

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Les Célibataires de l'Art, Jean Marie Schaeffer

Język
Rok wydania
1996
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Les Célibataires de l'Art
Podtytuł
Pour une esthétique sans mythes
Język
francuski
Wydawca
Gallimard
Rok wydania
1996
Oprawa
miękka
Liczba stron
416
ISBN10
2070733262
ISBN13
9782070733262
Seria
Opis
Nous vivons la fin d'un cycle séculaire : celui de la théorie spéculative de l'art. L'idée que l'art révèle des vérités transcendantes, inaccessibles aux activités intellectuelles profanes, n'est plus tenable. La crise des avant-gardes a redonné légitimité à l'attitude esthétique et au plaisir que peuvent offrir les œuvres, ainsi qu'à l'appréciation subjective. Cependant, ce retour ressemble à une restauration, et l'esthétique a ses propres mythes, notamment l'idée que la nature esthétique est une propriété des œuvres. En réalité, elle est une dimension de nos comportements envers les œuvres, événements ou objets sans qualité. L'affirmation, inspirée de Kant, selon laquelle notre relation à l'art nous transporte dans un état de vision transparente et de compréhension intuitive, est erronée. Jean-Marie Schaeffer remet l'esthétique à sa place : son véritable objet ne devrait pas être les théories, mais les conduites et les relations que nous entretenons avec le monde des œuvres. Dans ce cadre, la connaissance ordinaire devient source de plaisir, intégrant subjectivité, dispositions acquises, mémoire et sensations. Ainsi, nous pourrons nous éloigner de ceux qui préfèrent les plaisirs mondains de la conversation et du consensus esthétique à l'exploration minutieuse des enrichissements qu'une œuvre peut apporter à notre vie.