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Éloge de la conscience

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  • 272 strony
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On en convient aujourd'hui : face au mensonge totalitaire, face à la violence d'Etat, la conscience (incarnée par les "dissidents") est vraiment, au principe de tout sens de la dignité humaine ; elle est cette petite chose de rien qui oblige à proclamer des vérités aussi élémentaires que "ceci est blanc, ceci est noir" (Adam Michnik).Mais qu'en est-il dans nos sociétés démocratiques, socialement très déstructurées : l'appel à la conscience n'est-il pas vain, voire ridicule ? Qu'en est-il après les critiques de la conscience par la philosophie et les sciences humaines : la conscience n'est-elle pas inévitablement celle de la "belle âme" impuissante, n'a-t-elle pas, avec la découverte de l'inconscient, perdu une bonne part de sa crédibilité ? Pour quiconque a encore une exigence morale, ne vaut-il mieux alors se fier à la majesté et à la solidité de la Loi et des lois, qui au moins représentent des références fiables ?Tout éloge de la conscience, pour ne pas être naïf, doit tenir compte de ces critiques et mesurer les conditions et les limites de son action. Paul Valadier fait ce parcours des objections avec rigueur. Mais, au terme, il peut écrire que "la conscience est et doit rester une référence fondamentale" : elle seule peut éviter le suivisme si redoutable, poser des actes de résistance, donner vitalité aux démocraties, sauvegarder la dignité des individus.

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Éloge de la conscience, Paul Valadier

Język
Rok wydania
1994
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Éloge de la conscience
Język
francuski
Wydawca
Seuil
Rok wydania
1994
Oprawa
miękka
Liczba stron
272
ISBN10
2020192624
ISBN13
9782020192620
Seria
Opis
On en convient aujourd'hui : face au mensonge totalitaire, face à la violence d'Etat, la conscience (incarnée par les "dissidents") est vraiment, au principe de tout sens de la dignité humaine ; elle est cette petite chose de rien qui oblige à proclamer des vérités aussi élémentaires que "ceci est blanc, ceci est noir" (Adam Michnik).Mais qu'en est-il dans nos sociétés démocratiques, socialement très déstructurées : l'appel à la conscience n'est-il pas vain, voire ridicule ? Qu'en est-il après les critiques de la conscience par la philosophie et les sciences humaines : la conscience n'est-elle pas inévitablement celle de la "belle âme" impuissante, n'a-t-elle pas, avec la découverte de l'inconscient, perdu une bonne part de sa crédibilité ? Pour quiconque a encore une exigence morale, ne vaut-il mieux alors se fier à la majesté et à la solidité de la Loi et des lois, qui au moins représentent des références fiables ?Tout éloge de la conscience, pour ne pas être naïf, doit tenir compte de ces critiques et mesurer les conditions et les limites de son action. Paul Valadier fait ce parcours des objections avec rigueur. Mais, au terme, il peut écrire que "la conscience est et doit rester une référence fondamentale" : elle seule peut éviter le suivisme si redoutable, poser des actes de résistance, donner vitalité aux démocraties, sauvegarder la dignité des individus.