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Józef Czapski Livre pour crire

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  • 168 stron
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Vers la fin de l?anne 1918, je passais mes derniers mois a Ptersbourg. J??y attendais, muni de papiers illgaux, la possibilit de revenir en Pologne. [?] Je parcourais les rues de cette ville, ??la plus abstraite des toutes??, en proie a la terreur rvolutionnaire, parmi les gens souffrant de la famine. [?] Pres de la statue de Pierre le Grand et des colonnes blanches du Snat, j??ai vu un vieux cocher barbu. En descendant du pont, perch sur la banquette d?un fiacre tout dlabr, il poussait son cheval ? rien que la peau sur les os. La pauvre bete tranait ses jambes a grand-peine. Je n??ai pas pu me retenir?: je lui ai demand pourquoi il attelait encore ce cheval qui tait a l?article de la mort. Lentement, le cocher a tourn vers moi la tete et j??ai vu que lui-meme tait dcharn comme un squelette ; seuls ses yeux luisaient d?un clat trange dans son visage maci, sous le bord d?une casquette lime. Il m??a tois et calmement, presque sans motion, m??a rpondu?: ??Nous allons tous mourir??. Regard contradictoire?: Rozanov-Mauriac

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Józef Czapski Livre pour crire, Nowak-Rogoziński Mikołaj

Język
Rok wydania
2020
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Józef Czapski Livre pour crire
Podtytuł
livre pour écrire
Wydawca
Austeria
Rok wydania
2020
Oprawa
miękka
Liczba stron
168
ISBN10
8378663906
ISBN13
9788378663904
Seria
Tagi
Opis
Vers la fin de l?anne 1918, je passais mes derniers mois a Ptersbourg. J??y attendais, muni de papiers illgaux, la possibilit de revenir en Pologne. [?] Je parcourais les rues de cette ville, ??la plus abstraite des toutes??, en proie a la terreur rvolutionnaire, parmi les gens souffrant de la famine. [?] Pres de la statue de Pierre le Grand et des colonnes blanches du Snat, j??ai vu un vieux cocher barbu. En descendant du pont, perch sur la banquette d?un fiacre tout dlabr, il poussait son cheval ? rien que la peau sur les os. La pauvre bete tranait ses jambes a grand-peine. Je n??ai pas pu me retenir?: je lui ai demand pourquoi il attelait encore ce cheval qui tait a l?article de la mort. Lentement, le cocher a tourn vers moi la tete et j??ai vu que lui-meme tait dcharn comme un squelette ; seuls ses yeux luisaient d?un clat trange dans son visage maci, sous le bord d?une casquette lime. Il m??a tois et calmement, presque sans motion, m??a rpondu?: ??Nous allons tous mourir??. Regard contradictoire?: Rozanov-Mauriac