Il avait enfin trouvé un havre de paix et de solitude : Sauveterre. Des pièces à n'en plus finir, une cascade flamboyante, un étang enchâssé dans la forêt. C'était vraiment une propriété de rêve. Il n'y avait qu'un hic. Sauveterre était hanté. Et pas qu'un peu.
Quelqu'un savait, qui pouvait lui faire beaucoup de mal, l'abattre peut-être. Et entraîner avec elle la chute de cet empire du spectacle aux destinées duquel elle présidait sans défaillance depuis des années. Y aurait-elle tant sacrifié pour rien ? Seul Stéphane savait ce qui s'était passé, quinze ans plus tôt, dans la vie de Caroline. Du mari pour la galerie - mais auprès de qui leur union faisait-elle encore illusion ? - au mari obstacle qu'il faut écarter pour écarter la menace, quel chemin lui restait-il encore à parcourir ? Dans ces Noces de haine, illusions et trompe-l'œil règnent en maîtres absolus. Peut-être Caroline, en proie à des déchirements intérieurs, à des incertitudes professionnelles, à des appels de la passion, manipule-t-elle des marionnettes ; mais peut-être est-elle aussi une marionnette dans le jeu cruel dont elle est l'une des vedettes. Un jeu mortel.