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« Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs », annonce Jean-Luc Godard au début du Mépris. Cette phrase rend hommage à Michel Mourlet, car Godard reprend une proposition d'un article de Mourlet publié en 1959 dans les Cahiers du cinéma. En attribuant cette citation à Bazin, Godard confond Mourlet avec un critique majeur du cinéma d'après-guerre. Les écrits de Mourlet ont profondément remis en question les valeurs établies du cinéma, suscitant des controverses qui ont marqué plusieurs générations de cinéphiles. Lors de ses débuts dans les Cahiers du cinéma entre 1959 et 1960, il incarne une école critique, celle des « mac-mahoniens », qui divise la cinéphilie en prônant le cinéma comme un « art de la fascination » et défendant quatre cinéastes emblématiques : Fritz Lang, Otto Preminger, Raoul Walsh et Joseph Losey. Les textes de Mourlet, rassemblés pour la première fois en 1965 et réédités en 1987 avec des inédits, demeurent stimulants et provocateurs. Ils imposent une vision élevée de l'art cinématographique, ressuscitant sa pureté, son style et son lyrisme, offrant ainsi une réflexion sur la beauté absolue du cinéma.
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Sur un art ignoré, Michel Mourlet
- Język
- Rok wydania
- 2008
- Oprawa
- (miękka)
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- Tytuł
- Sur un art ignoré
- Język
- francuski
- Autorzy
- Michel Mourlet
- Wydawca
- Ramsey
- Rok wydania
- 2008
- Oprawa
- miękka
- Liczba stron
- 293
- ISBN10
- 2841149692
- ISBN13
- 9782841149698
- Seria
- Tagi
- Tematyka filmowa
- Ocena
- 1 z 5
- Opis
- « Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs », annonce Jean-Luc Godard au début du Mépris. Cette phrase rend hommage à Michel Mourlet, car Godard reprend une proposition d'un article de Mourlet publié en 1959 dans les Cahiers du cinéma. En attribuant cette citation à Bazin, Godard confond Mourlet avec un critique majeur du cinéma d'après-guerre. Les écrits de Mourlet ont profondément remis en question les valeurs établies du cinéma, suscitant des controverses qui ont marqué plusieurs générations de cinéphiles. Lors de ses débuts dans les Cahiers du cinéma entre 1959 et 1960, il incarne une école critique, celle des « mac-mahoniens », qui divise la cinéphilie en prônant le cinéma comme un « art de la fascination » et défendant quatre cinéastes emblématiques : Fritz Lang, Otto Preminger, Raoul Walsh et Joseph Losey. Les textes de Mourlet, rassemblés pour la première fois en 1965 et réédités en 1987 avec des inédits, demeurent stimulants et provocateurs. Ils imposent une vision élevée de l'art cinématographique, ressuscitant sa pureté, son style et son lyrisme, offrant ainsi une réflexion sur la beauté absolue du cinéma.




