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Crainquebille

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La majesté de la justice se manifeste dans chaque sentence rendue par le juge au nom du peuple. Jérôme Crainquebille, marchand ambulant, découvre la grandeur de la loi lorsqu'il est traduit en police correctionnelle pour outrage à un agent de la force publique. Dans la salle sombre et majestueuse, il prend place sur le banc des accusés, observant les juges, greffiers, avocats en robe, et l'huissier portant la chaîne, tandis que des spectateurs silencieux se tiennent derrière une cloison. Il se sent élevé, comme si comparaître devant des magistrats lui conférait un funeste honneur. Au fond de la salle, M. le président Bourriche, décoré des palmes d'officier d'académie, préside. Un buste de la République et un Christ en croix surplombent le prétoire, symbolisant le poids des lois divines et humaines sur Crainquebille. Il ressent une terreur justifiée, mais, n'étant pas philosophique, il ne s'interroge pas sur la signification de ces symboles ni sur l'accord entre Jésus et Marianne. Cette question mérite réflexion, car la doctrine pontificale et le droit canon s'opposent souvent à la Constitution de la République et au Code civil. Les Décrétales demeurent en vigueur, et l'Église enseigne que seuls les pouvoirs qu'elle investit sont légitimes, tandis que la République française prétend ne pas relever de la puissance pontificale. Crainquebille pourrait légitimement s'interroger sur cette contradiction.

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Crainquebille, Anatole France

Język
Rok wydania
2001
Oprawa
(miękka)
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Tytuł
Crainquebille
Język
francuski
Rok wydania
2001
Oprawa
miękka
Liczba stron
157
ISBN10
2743419989
ISBN13
9782743419981
Seria
Kategorie
Opis
La majesté de la justice se manifeste dans chaque sentence rendue par le juge au nom du peuple. Jérôme Crainquebille, marchand ambulant, découvre la grandeur de la loi lorsqu'il est traduit en police correctionnelle pour outrage à un agent de la force publique. Dans la salle sombre et majestueuse, il prend place sur le banc des accusés, observant les juges, greffiers, avocats en robe, et l'huissier portant la chaîne, tandis que des spectateurs silencieux se tiennent derrière une cloison. Il se sent élevé, comme si comparaître devant des magistrats lui conférait un funeste honneur. Au fond de la salle, M. le président Bourriche, décoré des palmes d'officier d'académie, préside. Un buste de la République et un Christ en croix surplombent le prétoire, symbolisant le poids des lois divines et humaines sur Crainquebille. Il ressent une terreur justifiée, mais, n'étant pas philosophique, il ne s'interroge pas sur la signification de ces symboles ni sur l'accord entre Jésus et Marianne. Cette question mérite réflexion, car la doctrine pontificale et le droit canon s'opposent souvent à la Constitution de la République et au Code civil. Les Décrétales demeurent en vigueur, et l'Église enseigne que seuls les pouvoirs qu'elle investit sont légitimes, tandis que la République française prétend ne pas relever de la puissance pontificale. Crainquebille pourrait légitimement s'interroger sur cette contradiction.