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Depuis les années quatre-vingt, la "modernisation" est omniprésente, souvent synonyme d'une "barbarie douce" qui s'installe dans les rapports sociaux sous le prétexte d'adaptation aux "mutations du monde contemporain". Jean-Pierre Le Goff analyse ce phénomène dans deux domaines clés : l'entreprise et l'école. Dans ces sphères, la barbarie douce, bien intentionnée, se manifeste à travers des concepts tels que l'"autonomie" et la "transparence". Ce processus déstabilise individus et collectifs, engendrant stress et angoisse, tandis que diverses thérapies agissent comme des solutions superficielles. L'auteur décortique les outils et mécanismes qui sous-tendent cette dynamique, mettant en lumière la rhétorique trompeuse des milieux de la formation, du management et de la communication. Cette rhétorique, qualifiée de "pensée chewing-gum", dilue les réalités et impose aux individus une exigence d'autonomie et de mobilisation constante. Dès leur plus jeune âge, leurs compétences et comportements sont "évalués", les enfermant dans des "contrats" et des "projets individualisés". En retraçant les origines de cette barbarie douce, l'auteur établit un lien avec le libéralisme économique et la décomposition culturelle qui l'accompagne. Il propose également des pistes de résistance pour donner un sens à la modernisation tant prônée.
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La Barbarie douce, Jean-Pierre Le Goff
- Język
- Rok wydania
- 1999
- Oprawa
- (miękka),
- Stan książki
- Bardzo dobry
- Cena
- 8,79 zł
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- Tytuł
- La Barbarie douce
- Podtytuł
- La Modernisation aveugle des entreprises et de l'école
- Język
- francuski
- Autorzy
- Jean-Pierre Le Goff
- Wydawca
- La Découverte
- Rok wydania
- 1999
- Oprawa
- miękka
- Liczba stron
- 125
- ISBN10
- 270713032X
- ISBN13
- 9782707130327
- Seria
- Tagi
- Opis
- Depuis les années quatre-vingt, la "modernisation" est omniprésente, souvent synonyme d'une "barbarie douce" qui s'installe dans les rapports sociaux sous le prétexte d'adaptation aux "mutations du monde contemporain". Jean-Pierre Le Goff analyse ce phénomène dans deux domaines clés : l'entreprise et l'école. Dans ces sphères, la barbarie douce, bien intentionnée, se manifeste à travers des concepts tels que l'"autonomie" et la "transparence". Ce processus déstabilise individus et collectifs, engendrant stress et angoisse, tandis que diverses thérapies agissent comme des solutions superficielles. L'auteur décortique les outils et mécanismes qui sous-tendent cette dynamique, mettant en lumière la rhétorique trompeuse des milieux de la formation, du management et de la communication. Cette rhétorique, qualifiée de "pensée chewing-gum", dilue les réalités et impose aux individus une exigence d'autonomie et de mobilisation constante. Dès leur plus jeune âge, leurs compétences et comportements sont "évalués", les enfermant dans des "contrats" et des "projets individualisés". En retraçant les origines de cette barbarie douce, l'auteur établit un lien avec le libéralisme économique et la décomposition culturelle qui l'accompagne. Il propose également des pistes de résistance pour donner un sens à la modernisation tant prônée.


